François Mascarello

Mobilier de stuc. Paravents en marqueterie de paille. Tapis de laine et de chanvre. Papiers peints à l'huile sur kraft... En confrontant les matières, les objets et les courants, l'univers atypique de François Mascarello s'étend jusqu'à New York depuis son atelier parisien.

Voilà un homme qui n'applique aucune censure à l'inspiration. Matériaux, idées, mouvements, jusqu'à une ombre sur une photographie. Il les travaille dans la masse et n'hésite pas à les faire entrer en collision pour en faire surgir des harmonies. Les individualités éclatées entrent en résonnance. Sous sa main, un motif, un symbole ou un monochrome s'animent ou se répètent pour libérer les variations les plus riches.

« Tirer du brut ou même d'un matériau pauvre son essence et le rendre luxueux. »

Libre penseur des arts décoratifs, il jongle avec les révélations chuchotées par l'Histoire : l'outrenoir de Soulages, le corpus de William Morris ou la matérialisation du temps de Roman Opalka. Si les créations du designer sont si prisées des palaces et des grands architectes d'intérieur, c'est aussi qu'elles n'ont pas leur pareil pour tirer du brut ou même d'un matériau pauvre son essence et le rendre luxueux.

Pour cela, François Mascarello n'hésite pas à rompre les codes de la fabrication, à expérimenter sans relâche, à infléchir les techniques, au carrefour de la peinture, la sculpture et l'artisanat. Célébré pour ses papiers peints à la main, à l'huile sur du papier kraft, l'artiste s'est ouvert à un nouveau défi avec Asteré : réussir à faire vibrer ses oeuvres avec la même intensité en explorant les techniques d'impression.